A fond la gomme
Parfois sous-estimé, le pneu a un rôle central dans les véhicules solaires. Posé sur l'asphalte, le caoutchouc doit à la fois adhérer et rouler facilement dessus. Deux contraintes, en apparence opposées, qui assurent le freinage d'un côté et la sobriété énergétique de l'autre.
Les limites de l'adhérence sont visibles lors d'un freinage puissant, ou sur sol mouillé par exemple. Depuis 2009, les véhicules solaires doivent être équipés de pneus rainurés, donc capables d'évacuer la pluie, contrairement aux anciens pneus "slicks", c'est-à-dire sans sculptures. La sécurité a donc progressé, même si la résistance au roulement a légèrement augmenté.
Pour caractériser cette résistance au roulement, il existe un coefficient, moins connu mais tout aussi utile que le Cx (coefficient de trainée) utilisé en aérodynamique. Il s'agit du coefficient de résistance au roulement, noté Crr.

Il représente le rapport entre la masse exercée sur le pneu et la force pour pousser l'essieu soumis à cette masse. Un Crr = 0,001 signifie qu'il faut une force équivalente à 1kg (F) pour faire avancer une roue soumise à une masse d'une tonne (W). Gonflé à 5 bars, le pneu Michelin Radial a un Crr de 0.006 environ, soit 2 à 5 fois moins que celui d'une voiture. La vitesse, la température mais surtout la pression et l'état de la route vont aussi influer sur ce coefficient.

Un bon réglage des trains roulants est également indispensable. Pour une résistance et une usure la plus faible possible, le pneu doit être proche de la verticale, autrement dit avoir un carrossage nul, et un pincement nul. Le réglage de la direction, des triangles et de l'amortisseur limitent les performances sportives du véhicule mais assurent une tenue de route peu énergivore.
Pour plus d'informations:
